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mercredi 25 avril 2012

L'AERONEF

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Beat Assailant

Beat Assailant

« Hip-Hop Is Dead ». En 2007, l’album du célèbre rappeur new-yorkais Nas dressait un bilan sans appel : aux Etats-Unis, le hip-hop est mort, empoisonné par les formats radios, intoxiqué par ses propres clichés. Le public français, heureusement, s’est déniché un antidote efficace. Nom de code : Beat Assailant. Origine : Atlanta. Caractéristique : Débiteur de rimes curatives pour les tympans et les voûtes plantaires. Catégorie : Inclassable. S’il a choisit de perpétuer la tradition d’Afrika Bambaataa et de DJ Kool Herc, ce jongleur de syllabes est d’abord un véritable artiste, dans le sens le plus noble du terme. B.A. s’avère incapable de répéter une recette à succès dans le simple but d’accroître sa notoriété ou d’abreuver son compte en banque. Il renouvelle sans cesse ses inspirations et ne s’amuse qu’en prenant des risques artistiques. Les trois albums de sa discographie en témoignent.
Flashback. Tout débute en 2001, lorsque le résident d’Atlanta en vacances à Paris rencontre par hasard le producteur Maxime Lebidois, alias Danny Wild. En quelques mois, ils fomentent ensemble un premier album frais et spontané, un micro et quelques boucles de samples leur suffisent alors. Le disque intitulé « The Hard Twelve » (paru en 2005) est donc le résultat d’une complicité improbable entre un cracheur de rimes américain et un compositeur parisien à la culture plus électro et jazz que hip-hop. À l’époque déjà, on entend sur cette galette comme une différence, un rap ouvert, prêt à tout, et surtout à l’imprévu. Un deuxième essai confirme en 2008 ce goût pour l’aventure : plutôt que de reprendre la formule lui ayant permis de se forger un nom au pays du fromage, Beat Assailant se lance un nouveau défi artistique consistant à enregistrer un album rap sans machine, ou presque. Ce second opus (« Imperial Pressure ») transpose en studio la puissance de feu d’un combo de dix musiciens ayant écumé avec lui toutes les scènes de France et de Navarre depuis 4 ans (Plus de 300 concerts au compteur !).
Si vous cherchez un rappeur formaté et prévisible, passez votre chemin. Beat Assailant continue ses pirouettes verbales en toute liberté sur un troisième album rutilant. I was raised by kick and a snare / I keep it wild like a child that was raised by bears, clame-t-il au micro avec une énergie exaltante. Qui a dit que hip-hop était mort ? 

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