- jeudi 15 avril 2010 12h30
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Skip The Use
Une vraie découverte, un son très actuel, un shaker à genres. Stickés Punk Rock jusqu'à il y a peu de temps, les voilà désormais Affublés d'une pousse de Disco. Mais pour qui se prennent‐ils ces lascars ?
Le corps couvert de tatouages, tendu comme une arbalète enragée, « Mat Bastard », leader possédé, pose sa voix venue d’ailleurs sur des riffs de guitares acérées, rythmés jusqu'à l'outrage… On a croisé Skip The Use sur la route ”De l’énergie brute et une grosse claque en pleine face à chaque concert”...Plus de détails sur Skip The Use...

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Beast
Mue par une formidable pulsion de vie, voici la bête à deux têtes : celles de Betty Bonifassi et de Jean-Phi Goncalves. Puissante voix féminine rencontrée chez Champion et Ben Charest (Les Triplettes de Belleville) Betty Bonifassi, à mi-chemin entre voix soul et flow menaçant. Elle tutoie diables et démons sur des textes tourmentés, presque livrés en mode spoken word. Quelque chose dévore Betty de l’intérieur; c’est d’autant plus évident lorsqu’on la voit performer. Énergie tellurique, déchaînée, qui vient du ventre: une vraie Beastie girl. L’autre tête, c'est celle de Jean-Phi, connu et apprécié pour son travail avec Plaster, Pierre Lapointe, Ariane Moffatt, et même Lauryn Hill des Fugees. Il conçoit des beats ciselés, sales, fabrique des grooves médusants, et joue de tous les instruments. En spectacle Serge Nakauchi-Pelletier (Pawa Up First, aKido) et Jonathan Dauphinais (Perkins) s’ajoutent à l’alignement. Et alors, comme une transe, une idée fixe, une dépendance ou une maladie, la bête vous prend tout le corps et répond par l’instinct à toutes les interrogations. Après s’être infiltrée par les chansons de Betty et de Jean-Phi, Beast fait son nid dans votre oreille. Ce « trip rock » tendu comme un arc s’appuie sur des beats irrésistibles, rythmé par le flow d’une Betty à fleur de peau. Un souci du détail précis et judicieux jusque dans les arrangements: cordes lyriques, piano délicat, programmations électro, lorsque nécessaire, bien que l’ensemble soit essentiellement organique. La rencontre inattendue entre un multi-instrumentiste inspiré et une chanteuse solide, qui chante avec ses tripes et son âme, risque fort d'en imposer encore davantage avec Beast. Une sacrée belle bête qui mord, pique… et éblouit. Disque d’or au Canada, le 1er album de Beast est également sorti en Allemagne fin octobre.

Cheveu
Des tournées à travers l’Europe et les USA avec Animal Collective, Slits ou Black Lips, peu de groupes français peuvent s’en vanter. Le trio parisien appartient à cet underground décomplexé et livre enfin son 1er album. Un disque primitif et râpeux où punk robotique, blues décadent et electro crasseuse sont joués par des synthés cheap, des boîtes à rythmes simplistes, des guitares rêches et des voix massacrées. Cheveu se promène en équilibre sur une ligne qui va de Shellac à Suicide, de la claustrophobie à la sauvagerie. Du rock qui ébouriffe !

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