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vendredi 23 juillet 2010 19h00

THEATRE DES ROCHES

19h00

Impasse Felix Kir
21150 ALISE STE REINE

Fnac14.80 € / 16.80 €
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Skip The Use

Skip The Use

Une vraie découverte, un son très actuel, un shaker à genres. Stickés Punk Rock jusqu'à il y a peu de temps, les voilà désormais Affublés d'une pousse de Disco. Mais pour qui se prennent‐ils ces lascars ?
Le corps couvert de tatouages, tendu comme une arbalète enragée, « Mat Bastard », leader possédé, pose sa voix venue d’ailleurs sur des riffs de guitares acérées, rythmés jusqu'à l'outrage… On a croisé Skip The Use sur la route ”De l’énergie brute et une grosse claque en pleine face à chaque concert”...

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Eric Toulis

Eric Toulis

L'ex chanteur des "Escrocs", le grand prédicateur de la paresse des temps modernes auteur de l'hymne "ASSEDIC" c'est lui !
Après quatre albums et dix années de tournées au sein du groupe "Les Escrocs", Toulis se produit désormais sous son nom propre.
Auteur chanteur compositeur multi-instrumentiste, un faux air de Coluche dans la voix et dans le geste, ce jeune homme s'autorise à parler de tout et pourquoi pas d'amour.
Un premier album "Soyons bref ! " enregistré avec Jean-Yves Lacombe du "Quatuor" à la contrebasse suivi de nombreux concerts en duo qui se rapprochaient plus du spectacle chanté à tendance visuellement comique que du tour de chant.
Et maintenant un second album intitulé "Soyons classe sorti depuis le 29 mars 2006, où il s'entoure cette fois de trois musiciens issus de la scène Jazz parisienne :

- Brahim Haïouani est à la contrebasse
- Rémi Toulon est au piano
- Et Robby Ménière est à la batterie.

"Porte-voix éclaireur de conscience montreur du doigt et grande gueule attendrie, Eric Toulis est de cette race d'artistes nécessaires qui trouvent le bon angle pour soulever les problèmes du monde et les changer en confettis : une révolution joyeuse !" Christian Paccoud

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Beat Assailant

Beat Assailant

« Hip-Hop Is Dead ». En 2007, l’album du célèbre rappeur new-yorkais Nas dressait un bilan sans appel : aux Etats-Unis, le hip-hop est mort, empoisonné par les formats radios, intoxiqué par ses propres clichés. Le public français, heureusement, s’est déniché un antidote efficace. Nom de code : Beat Assailant. Origine : Atlanta. Caractéristique : Débiteur de rimes curatives pour les tympans et les voûtes plantaires. Catégorie : Inclassable. S’il a choisit de perpétuer la tradition d’Afrika Bambaataa et de DJ Kool Herc, ce jongleur de syllabes est d’abord un véritable artiste, dans le sens le plus noble du terme. B.A. s’avère incapable de répéter une recette à succès dans le simple but d’accroître sa notoriété ou d’abreuver son compte en banque. Il renouvelle sans cesse ses inspirations et ne s’amuse qu’en prenant des risques artistiques. Les trois albums de sa discographie en témoignent.
Flashback. Tout débute en 2001, lorsque le résident d’Atlanta en vacances à Paris rencontre par hasard le producteur Maxime Lebidois, alias Danny Wild. En quelques mois, ils fomentent ensemble un premier album frais et spontané, un micro et quelques boucles de samples leur suffisent alors. Le disque intitulé « The Hard Twelve » (paru en 2005) est donc le résultat d’une complicité improbable entre un cracheur de rimes américain et un compositeur parisien à la culture plus électro et jazz que hip-hop. À l’époque déjà, on entend sur cette galette comme une différence, un rap ouvert, prêt à tout, et surtout à l’imprévu. Un deuxième essai confirme en 2008 ce goût pour l’aventure : plutôt que de reprendre la formule lui ayant permis de se forger un nom au pays du fromage, Beat Assailant se lance un nouveau défi artistique consistant à enregistrer un album rap sans machine, ou presque. Ce second opus (« Imperial Pressure ») transpose en studio la puissance de feu d’un combo de dix musiciens ayant écumé avec lui toutes les scènes de France et de Navarre depuis 4 ans (Plus de 300 concerts au compteur !).
Si vous cherchez un rappeur formaté et prévisible, passez votre chemin. Beat Assailant continue ses pirouettes verbales en toute liberté sur un troisième album rutilant. I was raised by kick and a snare / I keep it wild like a child that was raised by bears, clame-t-il au micro avec une énergie exaltante. Qui a dit que hip-hop était mort ? 

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As de Trêfle

As de Trêfle

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Archimède

Archimède

Pas la peine de faire de la pop si on n’est pas inspiré, pas la peine de faire du rock si on n’a pas de chanson. Mais si les chansons sont aussi inspirées et immédiates que celles qui figurent sur ce premier album d’Archimède, alors il va falloir compter avec ce groupe de Laval, mené par deux frères pour qui pondre un tube semble être aussi naturel que dire « bonjour », et je dis ça si on dit « bonjour » naturellement bien sûr. Mais surtout pour dire qu’il va maintenant falloir compter avec le rock de Laval, et ça c’est vrai qu’on ne s’était pas fait à l’idée. 

Laval pour beaucoup, ça restera la ville dont on peut lire le nom dans les deux sens. Mais c’est là surtout que Nico et son frère Fred ont commencé à écrire des chansons il y a quelques années avant de se baptiser Archimède, pour se donner un côté scientifique grec. En interview, la faute au temps que ça prend pour sortir un album, ils diront probablement que « cette dernière année, ils ont dû s’enfermer en studio afin de peaufiner les chansons de leur premier disque, pour les parfaire ». La vérité, c’est que les mélodies, les paroles, bref tout ce qui fait le corps et le parfum des chansons, était là dès le début. Les titres passent alors entre des mains expertes (celles de Philippe Paradis à la réalisation, d’Yves Jaget à la prise de son, de Jeff Delort au mixage et enfin de Stephen Marcussen pour le mastering), travaillant toutes à rendre l’ensemble le plus organique possible, en restant fidèles au relief des chansons. Le tout a été galvanisé par l’enregistrement live au studio Vega sur « la fameuse console avec laquelle ont enregistré les Stones ». Et quand l’écriture et l’interprétation d’une chanson sont une affaire de frangins, l’histoire du pop-rock a montré que ça valait souvent la peine qu’on s’y arrête (des Beach Boys aux Sparks en passant par les Breeders ou les Kings of Leon plus récemment). C’est normal, le public aime les bonnes chansons ; et pour une raison qu’on ignore, écrites par deux personnes du même sang, elles n’en sonnent souvent pas moins pertinentes.

Une fois composées, les chansons de Nico et Fred sont confiées à Archimède-le-groupe, soit augmenté de Cord’ à la basse et aux claviers, de Tess à la batterie, et de Guillaume à la guitare. On ne sait alors par quel tour de passe-passe les titres prennent une corpulence rock aux contours boogie qui donne parfois l’impression qu’Archimède ressuscite et modernise un son yéyé qu’on croyait bon pour les oubliettes (« Eva et les autres », « Vilaine canaille »). Il y a du rock chez Archimède, à n’en pas douter, mais surtout la propension aussi pour le tube instantané (« L’été revient », « L’amour PMU ») et le talent pas donné à tout le monde, de jouer des ballades pop matures sans en faire des tonnes (« A l’ombre », « Au diable Vauvert »). 

Une simple écoute du disque permet de comprendre d’un coup le talent des frères, l’aisance insolente avec laquelle Nico et Fred synthétisent les connections pop franglo-saxonnes, de Nino Ferrer aux frères Gallagher, des Beatles à Jacques Dutronc. Chanter en français chez Archimède ce n’est pas un obstacle, c’est un atout. C’est assez rare pour qu’on en fasse état : il n’y a qu’à allumer la radio pour se rendre compte à quel point c’est un exercice périlleux, auquel beaucoup s’adonnent à un âge pourtant assez jeune pour penser une reconversion. On n’en voudra pas à Nico, rocker Gavroche, d’écrire une prose qui jongle avec une telle facilité sur l’exercice de style et les allitérations, jouant de la syllabe comme d’un instrument à part entière qui complète, on ne sait comment mais idéalement, l’écriture pop de son frère. On se surprendra forcément parfois à vérifier le livret pour être bien sûr que dans « À l’Heure H », la phrase qu’il chante est bien : « Même les nonnes/Assailliront la scène/Presque Aphones/Quand l’heure, quand l’heure, quand l’heure H aura sonné ». Vous n’aurez pas fini d’examiner le sens des mots que vous serez déjà en train d’en fredonner inlassablement le refrain, pour le simple plaisir de faire rebondir des syllabes en bouche.

On croit ou on ne croit pas en Dieu mais on est obligé de croire en une bonne chanson, dont la vertu est de tout dire en trois minutes, de réduire l’espace, le temps, l’amour et la mort à un judicieux équilibre de couplets-refrain. Elle apporte des réponses à des questions qu’on ne se posait pas forcément, elle rend l’air plus respirable. Elles sont au nombre de onze sur ce premier disque d’Archimède. No filler, comme disent les Anglais. 11 raisons de repenser Liverpool comme capitale de la Mayenne, ou Laval comme le nouveau berceau du songwriting pop-rock français. Thomas VDB

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